Le mal a dit – approche subtile de la maladie, des médecines complémentaires

Publié le 30 avril 2021 - Au fil des saisons, Carnet d'humeur

Une médecine venue d’ailleurs, et non reconnue

 » C’est du chinois ! » Cette expression, quelque peu péjorative, caractérise l’approche de la médecine chinoise par ma famille, dans les années 80. Ma mamie Thérèse, curieuse de nature, et confiante dans son médecin généraliste, a été l’une des premières à expérimenter et à vanter les mérites de l’acupuncture. Fabuleux, extraordinaire ! Mes parents, dubitatifs, trouvaient ces méthodes quelque peu farfelues. Se faire piquer pour aller mieux, même quand on a mal nulle part. Il faut dire qu’à cette époque, toutes ces pratiques étaient qualifiées de sectaires, et de dangereuses. Les médecins formés, pratiquaient dans l’ombre. Aujourd’hui, ces pratiques sont familières, reconnus par l’OMS, mais officieuses, car non reconnues légalement par la loi française.

Approche curative de la maladie et non préventive

Dans le monde paysan ou ouvrier, l’homme doit être « dur au mal », résistant, robuste. Il ne peut absolument pas s’arrêter en pleine période de moisson, pour s’occuper de son lumbago, ou de sa rage de dent. Il n’a pas le temps non plus, de prendre en compte ses états d’âme, ou ses souffrances émotionnelles. « Marche ou crève » – cette expression qualifie la dureté éducative dans laquelle nos grand-parents ont pû grandir. Le concept de prendre soin de soi, en dehors de tout mal, ne faisait pas partie des comportements courants. L’approche de la maladie était plutôt curative, que préventive. Mes otites répétitives étaient soignées, à coup de parasynthèse et d’antibiotiques. On ne cherchait pas la source, ou la cause. On endiguait le mal, qui revenait de manière chronique. Mon propos n’est pas de juger ou de condamner une époque. Juste de comprendre l’évolution des pensées, du rapport au corps, et de la maladie. Comme il était communément admis que les règles sont douloureuses, j’ai appris à vivre avec certaines souffrances. Nous n’étions pas non plus trop consommateurs de médicaments. Nous « prenions notre mal en patience », par un temps de repos, d’allègement des repas, et une visite chez le médecin si cela persistait. C’est à l’adolescence, suite à un lumbago, que pour la première fois, j’ai fait l’expérience de la kinésithérapie. J’ai beaucoup apprécié cette approche corporelle, sur un tapis futon, dans lequel j’ai appris à connaître mon corps et à le remettre en mouvement avec douceur et bienveillance. C’était nouveau pour moi.

Le corps parle et exprime le mal a dit

Plus tard, confrontée aux maladies infantiles de mes enfants, et à la proposition systématique de médicaments par les médecins, j’ai cherché d’autres alternatives. La nourrice de mes enfants, m’a conseillé d’accompagner la mononucléose de mon fils de 3ans, par l’homéopathie. Alors que les hématologues m’alertaient sur des risques de leucémie, et de complications … l’homéopathe prenait le temps de m’écouter, de m’accompagner pour une meilleure compréhension de la maladie, et de me conseiller des remèdes adaptés au caractère et profil de mon fils. Elle attirait mon attention sur le lien avec le contexte émotionnel, ma tristesse liée à un deuil brutal, mon refoulement émotif dans les non dits. L’expérience de ces approches dites « alternatives » ou complémentaires ont fait leurs preuves, et m’ont convaincues de leur sérieux, malgré les controverses à leur sujet. Mon homéopathe est devenue en quelque sorte, mon éducatrice de santé. Et elle a initié mon chemin vers les plantes, à travers les noms latins de ses remèdes. Avec sa formation d’acupuncture, elle m’a initié au lien entre les méridiens, et les émotions. J’ai pris conscience que la maladie, est pour le corps un langage dans lequel le MAL a DIT.

Le shiatsu : subtile balance et danse entre le yin et le yang

Plus tard, J’ai rencontré Karine Mondat, infirmière, et étudiante en shiatsu. En tant que voisine, je suis devenue sa cobaye, plus tard son élève. J’ai là encore, fait l’expérience dans mon corps, des bienfaits des pressions exercées sur les muscles, les organes, les fluides, pour relancer ou calmer l’énergie, et harmoniser. Quand ma vésicule biliaire stagne, et entraine des éruptions cutanées dans le dos, je sais que je dois relancer l’énergie par des plantes cholagogues et cholérétiques, mais aussi favoriser la relance de l’organe par le shiatsu. Ce n’est pas un petit massage de confort ! Il faut être prêt à sentir l’appui de la main, du pouce, voire du coude. Respirer, disperser, lacher prise, au fur et à mesure des passages. Une expérience que je recommande à tous !

Transmission à travers une formation et des stages

Par la pratique régulière du yoga, j’ai entretenu ce lien avec mon souffle, mon corps, comme prévention de mes différents maux. J’ai compris l’importance d’alterner les phases de dépense par des phases de recharge d’énergie. Balance et danse entre le yin et le yang, pour se retrouver dans l’équilibre du Tao, et de chaque saison. Cette approche est facile par ses observations des cycles de la nature, et ses correspondances. C’est tout de même une petit gymnastique intellectuelle, pour intégrer le shen, le qi, le jing dans sa pensée. Comprendre ce qui peut être à la base des dysfonctionnements du terrain de la personne, et agir sur la cause, et non plus que sur le symptôme apparent. C’est dans ce sens que nous avons été formé avec l’école Floramedicina. En choisissant des plantes locales, en comprenant leur nature énergétique, et en les combinant à des profils de maladies, et de personnes. Je vous recommande la lecture des livres d’Yves Requena et Marie Borel, de Michel Odoul, d’Anne Vastel sur ces questions. Et si vous souhaitez vous former en présenciel à Nantes, je propose de vous transmettre ces connaissances, un samedi par mois, à travers LA NATURE des PLANTES. La prochaine session démarrera en septembre 2021 ;

J’aime partager ces subtilités avec Anne Danibert, qui manie avec merveille ce monde du tao. Je vous parlerai bientôt d’un stage proposé au femmes, sur cette question de la féminité, et de la fluidité. Rencontre en été, au solstice d’été. Rencontre à l’automne, pour aborder le second printemps, langage subtil pur désigner la ménopause.